Il arrive, lors de certaines rencontres, qu’on sache dès le début que ces personnes ne nous quitteront plus jamais. Pas tant dans le réel quotidien que quelque part dans notre être. Des rencontres fulgurantes qui transforment, déroutent, métamorphosent et dont on garde un souvenir impérissable, un lien indestructible, même une fois que ces êtres sont disparus de nos vies. Des liaisons. à qui on consacre pour toujours une place dans notre cœur, dans notre âme. Même si chaque humain croisé laisse une trace indélébile sur notre trajectoire, ces rencontres sont rarissimes et précieuses. Ils s’accaparent une place au plus profond de nous et la conservent indéfiniment.
Deux amants se sont immiscés dans ma peau. La vie faisant bien les choses, ils se sont auto-imprégnés dans des espaces bien différents.
LUI, je l’ai gardé dans mon ombre. De toute façon, c’est cette partie de moi qui l’intéressait, qui l’attirait, le subjuguait. Il aimait ma fragilité, ma vulnérabilité.
"Le ciel était éclatant de lumière et l’air frais me traversait encore une fois de cette idée de toi qui n’existe pas, même quand tu murmures les mots les plus fous à mon oreille. "
"que le ciel ne se voit vraiment qu’au détour de l’eau, de la même façon que ton ombre, amour, sera toujours plus présente que toi-même dans ma vie."
Je vis avec son ombre qui plane sur la mienne. Je me résigne. Je n'aurai de LUI que l'ombre d'un amour naissant mort parce que prématuré. Je le garde dans mon ombre, mon côté sombre, celui qui me limite, me retient, me force à considérer chaque jour mon humanité imparfaite. J'aurais voulu l'aimer dans la lumière. Il était trop empêtré dans son ombre. Puisque j’habite maintenant le côté lumineux de la vie, sa présence est impossible.
Namaste quand même (de ma lumière à ta lumière) puisque je sais qu'elle existe.
Tandis que le VENT, s’est dès le départ positionné du côté lumineux de la vie, on peut même affirmer qu’il m’a fait naître à la lumière. Refusant les complexités inutiles, fuyant le négatif, m’obligeant par le fait même à exiger la beauté. La suite logique des choses le loge dans ma lumière.
Ce VENT qui m’a permis de guérir de profondes blessures. Dans cet espace irréel empreint de respect, d’écoute et de vérité, j’ai pu me permettre une proximité fusionnelle dans laquelle je me serais auparavant désintégrée, j’ai découvert en moi, la capacité de faire confiance sans la crainte d’être trahie, la certitude d’être un être de qualité, capable de relever tous les défis du monde. J’y ai puisé l’élan nécessaire à la création de ma vie rêvée. Avec le VENT mes limites étaient suffisamment claires pour être transgressées. L’instant présent, la liberté, la légèreté, m’habitent pour toujours, peu importe qu’il ne soit plus physiquement présent. Son contact m’a permis de m’ouvrir, de me reconnecter avec mon éros profond. Puisque j’ai maintenant choisi d’habiter du coté lumineux des choses, je le garde avec moi, son souvenir me rappelant constamment tout le potentiel de bonheur contenu dans une minute, tous les plaisirs à conquérir et toutes les rencontres à venir.
Namaste (de ta lumière à ma lumière à ta lumière à ma lumière à ta lumière à ma lumière à ta lumière à ma lumière à ta lumière à ma lumière…)
25 mars 2010
L'ombre et la lumière
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10 mars 2010
La Belle au pays des merveilles
Il existe des relations qu’on sait éphémères. Des rencontres vers lesquelles on ne peut que se précipiter. Des histoires inévitables parce qu’on sait qu’elles nous transformeront, nous guériront de blessures passées. Des espaces irréels dans lesquels on plonge délibérément parce qu'on pressent qu’ils nous apporteront des sommets de bonheur rarement atteints, même s’il est clair qu’on ne pourra y résider indéfiniment. Il arrive, souvent plus tôt que souhaité, que l’on doive regagner sa réalité et quitter cette planète hors du commun. À l’instar d’Alice qui choisit de regagner sa vie, non sans laisser un morceau de son cœur au pays des merveilles.
Mais à l’inverse d’Alice, La belle sait pertinemment bien, qu’elle n’y retournera pas, qu’elle ne revivra jamais cette aventure, qu’aucun personnage, si intense soit-il, ne lui démontrera qu’il ne s’agit pas d’un rêve, mais bien d’un magnifique souvenir.
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7 mars 2010
La madone et la putain
Depuis longtemps la psychologie oppose ces deux concepts. Dans le coin droit, la fille qu’on présente à sa mère et à qui on fait des bébés, dans le coin gauche, celle avec qui on trippe sexuellement. La plupart des couples, une fois devenue famille, ont souvent de la difficulté à conserver un espace pour leur couple, leur vie sexuelle. Se pourrait-il effectivement, qu’on ne puisse pas être mère et amoureuse en même temps ? Que ces deux rôles soient trop exigeants pour être menés de front ?
Est-ce vraiment réaliste, pour une mère séparée d’espérer vivre une vie amoureuse épanouie ? Est-ce vraiment possible de faire une place à un amoureux alors que les enfants sont si prenants ? Peut-on penser dénicher un homme qui a envie de porter des responsabilités qui ne sont pas les siennes, d’hypothéquer son sommeil et de négocier son horaire ? Ou même, de simplement trouver l’énergie de vivre une histoire parallèle, sans se sentir coupable d’être fatiguée ou impatiente avec les enfants le lendemain d’une folle nuit, sans être tenté d’abandonner ses enfants pour refaire sa vie ? On peut toujours espérer rencontrer un homme qui a aussi des enfants, mais on se retrouve alors à jouer deux fois plus à la mère et à gérer un nombre exponentiel de contraintes. Ce qui n’est pas nécessairement intéressant.
Il ne reste plus qu’à accepter la préséance de son rôle de mère, jusqu’à y perdre son identité et se résigner, en désespoir de cause, à collectionner les insipides aventures sans lendemain lors desquelles on ne risque pas de s’écorcher le cœur une fois de plus. Ça tombe bien, les M.I.L.F, ont la cote auprès des collectionneurs. Ainsi on conserve son énergie et on reste focus sur notre mission de vie : tenter de faire de ses enfants des êtres humains équilibrés.
Après tout, soyons optimistes, dans moins de 15 ans, on pourra penser à soi !
23 février 2010
French ou meurs
Combien de couples (officiels ou pas, ça a peu d’importance) frenchent encore ? Pas un discret frôlement de lèvres. Un french kiss profond et langoureux où le partage de la salive n’a d’égal que le nombre de frissons qui parcourent le corps. Pas non plus le timide signal qu’on a envie de rapprochements physiques, mais plutôt ce baiser auto-suffisant et délicieux qui peut s’éterniser des heures et des heures sans générer aucune frustration de part et d’autre. Tristement, l’art du baiser semble s’être perdu quelque part entre l’adolescence et l’âge adulte. Pendant combien d’heures pouvions-nous unir langues, lèvres et salive, tremblants de plaisirs, sans enlever un seul vêtement ?
Et pourtant ! Que de plaisirs disponibles dans ce moment de grâce où sa bouche se pose sur la vôtre, dégustant chaque frôlement, chaque vibration, voguant allègrement entre le tendre effleurement des lèvres et l’union profonde des langues, se rapprochant parfois dangereusement de la morsure pour retourner au doux baiser presque timide… Les mains qui se cherchent, se cramponnent l’une à l’autre, parcourent le corps en suivant d’invisibles sillons de plaisirs, qui tiennent la tête, supportent la nuque, agrippent le cou, se plaquent sur les joues… Les bouches qui s’unissent, s’abandonnent, errent le long du cou, de la nuque, des oreilles… Les corps qui se lient dans une étonnante fusion, qui se saisissent, se retiennent, se possèdent… Jusqu’aux éclats de rire qui viennent parfois s’en mêler…
Et tout ça sans même évoquer la puissance du baiser qui survient comme une urgence au milieu d’une baise torride, complétant ainsi la connexion énergétique déjà si intense…
Hum…
Pourquoi dont on a cessé de s’embrasser ?
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1 février 2010
Prochain atelier le 16 février : L’Éducation sexuelle des enfants 0-6ans
Tout parent se pose des questions lorsque surviennent les premières manifestations de la sexualité de leur enfant. (Lors des changements de couche, à l’heure du bain, lors de jeux entre amis etc.) Qu’est-ce qui est un comportement « normal » ? Comment doit-on réagir ? Peut-on respecter nos limites tout en étant un bon guide pour notre enfant?
Cet atelier s’adresse aux parents qui souhaitent se questionner et s’outiller à ce sujet.
Il leur permettra :
-D’accueillir les premières manifestations sexuelles de leurs enfants
-De poser, dès le plus jeune âge, les bases d’une éducation sexuelle saine
-D’identifier leurs malaises, leurs limites face à la sexualité et leurs impacts
-De gérer leurs réactions et de mieux les comprendre
Par Geneviève Labelle, Sexologue
Cet atelier d’une durée d’environ 1h30 aura lieu le 16 février 2010 à 19h
à l’Espace Aquaterra, au 5913A Christophe-Colomb, Montréal ( métro Rosemont)
Le coût est de 30.00$ par personne et de 35.00$ par couple. Un minimum de 4 inscriptions est nécessaire pour que l’atelier ait lieu.
Pour inscription ou questions:
514-444-6775
gelabelle@yahoo.com
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27 janvier 2010
Le bouclier
« prends ça cool », « ne t’attache pas », « méfie-toi »… autant de pensées ou de commentaires d’ami(e)s qui veulent votre bien et qui surgissent lorsqu’on rencontre une personne au potentiel alléchant.
On s’arme alors de notre bouclier pour laisser approcher, mais pas trop, cet être dont on ne sait encore rien, mis à part qu’il suscite fortement l’envie de réduire significativement(!) la distance qui vous sépare, de percer son mystère et de partir à la découvertes des chemins fréquentables.
Mais ce bouclier ? Sert-il réellement à quelque chose ? Si une armée d’éléphant s’amenait pour nous piétiner, ce bouclier de pacotille ne diminuerait en rien l’intensité de la douleur… Son seul effet mesurable est de nous empêcher de nous servir de nos mains et de laisser notre esprit s’élever. Mais qu’est-ce qu’on se sent fort derrière notre bouclier !
Pourtant, on aura beau se retenir tant qu’on veut, lorsque l’étincelle a jaillit, le processus est enclenché. Mettre les freins ne fera que diminuer le potentiel de moments intensément jouissifs et nous empêcher de profiter de chaque possibilité, de chaque rencontre. Cela dit, il n’est pas nécessairement recommandé de se marier à la première rencontre, ni de se jurer amour pour l’éternité ou encore de se présenter ses parents respectifs… Une retenue raisonnable, prendre le temps de respirer entre chaque bouchée de bien-être, entre chaque bouffée de bonheur, ne fera qu’amplifier les sensations agréables.
On se retrouve alors devant deux choix. Reculer, se cramponner, nourrir ses peurs ou se laisser emporter par le torrent en profitant des bienfaits de la vague. Dans les deux cas, la tristesse sera un jour au rendez-vous. Mais nul ne peut prédire si quelques jours ou plusieurs décennies se seront écoulées.
Et entre vous et moi, à ce moment, vos ami(e)s et votre surmoi seront trop impressionné(e)s par la quantité de bonheur vécu, par le chemin parcouru et trop touché(e)s par votre tristesse pour vous rappeler que vous étiez avertis !
« On se déroute quand on se rencontre, sinon on ne fait que se croiser » Boris Cyrulnik
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17 janvier 2010
Ici et maintenant
Est-ce possible qu’une fois la mort absolue d’une partie de nous complétée, un nouveau moi amoureux naisse et remplace sublimement l’ancien moi blessé et cicatrisé ? Ou est-ce que cet état de félicité est plutôt du au fait que la connexion ne se rend plus au cœur, trop atrophié par les douleurs passées? Difficile à dire. Pourtant, peu importe l’explication, cet état favorise l’ancrage total et absolu dans le moment présent. Un état où les questions et les peurs brillent par leur absence, où tout ce qui compte est de maximiser le bien-être et le plaisir disponible dans cet instant présent si engagé.
Est-ce la peur qui persiste à faire planer l’inévitable rupture et qui oblige à arrimer dans le présent chaque élan, chaque sensation, chaque soubresaut du cœur ? Où est-ce une sagesse naissante qui arrive à point ?
Nouveau moi amoureux ou cœur déconnecté pour cause de surutilisation , l’avenir se chargera bien de répondre à cette existentielle question. Mais pour l’instant, dans l’absence d’attentes et de questions, une seule avenue s’ouvre devant : profiter un maximum de ce moment de béatitude.
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