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14 octobre 2013

Le Viking et la Pommade

Quelle belle surprise que de trouver un texte qu'on ne se souvenait pas d'avoir écrit. Quel cadeau que ce souvenir oublié qui ressurgit. Comme un mémo de la vie à l'effet que le beau survit toujours quelque part. ( écrit quelque part au début du mois de juin 2013)


Lors d’une nouvelle relation, un des premiers défis est de jauger subtilement quels sujets on peut aborder, quels mots on peut utiliser, quelles émotions on peut partager sans brusquer le nouvel élu. Ce qui est bien avec un Viking, c’est qu’on a l’heure juste rapidement mais surtout que la profondeur loin de faire peur, fait plaisir alors que le superficiel peut générer un regard hostile....
La Belle : « Ce qui me parle de toi dans ce texte que je t’ai envoyé, c’est l’authenticité du personnage, sa capacité à rester dans le moment présent, la légèreté avec laquelle il fait les choses, sa passion pour les voyages. Ça me fait penser à toi qui me déroute délicieusement et qui me donne envie de me dérouter encore plus. C’est fou. »
Le Viking ( attentif et les yeux brillants) : c’est vraiment cool ce que tu me dis là.
La Belle (malicieuse, les yeux rieurs) : Tu sais, tu pourrais mettre de la pommade dans tes cheveux.
Le Viking (yeux menaçants, sourcils fronçés) : silence
La Belle : oups j’ai dépassé les limites
Le Viking : ben j’ai déjà eu du spray net...
La Belle : fou rire
Le Viking (sérieux ) : je m’en servais pour réparer  mon vélo

5 juillet 2013

Entre-deux


Pas facile de vivre une relation fluide et harmonieuse dans laquelle on peut s’épanouir. Pas facile de bien communiquer, de faire des compromis, de vivre le quotidien. On est d’accord ? Pourtant ce n’est pas le plus difficile dans une relation amoureuse. Ce qui est le plus difficile dans une relation c’est les moments où on n’est pas ensemble.

Dans une histoire qui se déroule relativement bien, les moments passés ensembles sont simples et léger. On profite du temps qui passe, on savoure chaque instant. C’est quand on se sépare ou lors des moments qu’on ne passe pas ensemble que l’anxiété s’installe. On se met à douter dans tous les sens. On se demande si on était réellement bien avec l’autre, on s’inquiète qu’il ne donne plus jamais de nouvelles, qu’il rencontre quelqu’un d’autre, on se demande si notre vie pourra s’arrimer à la sienne un jour, si on mérite cette relation... ici un ETC s’impose parce que l’esprit humain, surtout quand il est amoureux, a une capacité sans fin à s’inventer des questionnements pas toujours sensés.

Pour remédier à la situation, plusieurs personnes vont sombrer dans la fusion, se voir tout le temps, se texter des milliers de fois par jour, cesser toutes les activités qui ne sont pas communes. Si cette fusion sert la création du lien pendant un certain temps, à long terme, elle contribue à l’étouffer quand l’envie de retrouver son soi-même se fait sentir plus fort que la rassurante fusion. Alors que d'autres vont mettre fin rapidement à toute relation ou faire du sabotage pour éviter de vivre ces inconforts.

L’autre solution consiste à prendre conscience de ce qui est en train de se passer, d’observer ses mouvements intérieurs et de départager ce qui nous appartient et ce qui est lié à l’autre. Une fois qu’on sait ce qui nous manque véritablement lorsqu’on se retrouve seul, c’est notre responsabilité de prendre soins de ce manque. Bien entendu, nommer à l’autre ce qu’on vit et formuler certaines demandes pour faciliter ces transitions est aussi une option. Créer une relation où la transparence et la communication occupent une place de choix est un ancrage non négligeable pour ce fil qu’on essai de faire exister. Le défi consiste à trouver le fragile équilibre entre ce qu’on demande à l’autre et notre capacité à nous auto-réconforter.

3 juillet 2013

Choisir


"On peut pas passer sa vie stationné en double, un jour il faut descendre de sa voiture et mettre de l'argent dans le parcomètre" Nadine Bismuth

« On peut pas tout avoir dans la vie. » C’est une des rares phrase sensée que j’ai retenu de ma mère. Mais c’est si vrai. On a la chance de vivre dans un  monde où on a le choix. Où on a beaucoup de choix. Presque trop de choix. Tellement, qu’on fini par essayer de tout avoir par peur de manquer une opportunité.

Le problème, c’est que quand on ne choisit pas, on manque aussi quelque chose. Tout se passe comme si on allait faire de la randonnée dans les Adirondack pendant quelques jours (dans les Chics Chocs ou dans le parc de la Gaspésie pourrait être autant sinon plus approprié) et qu’on voulait faire tous les sentiers. Comme c’est impossible, en refusant de faire un choix, on se retrouverait à faire tous les débuts de sentiers. Ridicule non ? De cette façon on n’aurait pas besoin de choisir mais on ne verrait aucun sommet. Voir un sommet, demande de faire d’abord un choix, puis des efforts. On finit par avoir soif et un peu mal aux jambes et on est même essoufflés par moment. Pire, on se met à douter, à se demander si ce choix est adapté à nos capacités ou si on aurait pas pu en choisir un meilleur. Mais généralement, rendu au sommet, on se tait, le souffle coupé par la vue. Peut-être qu’un autre sommet nous aurait permis de voir une vue encore mieux ou différente, Il est aussi possible que le sommet soit décevant. Il n’y a aucun moyen de le savoir avant. On peut choisir de visiter plusieurs débuts de sentiers si c’est ce dont on a envie, il faut simplement le faire en pleine conscience et ne pas penser qu’on parviendra au sommet de cette façon là.

" Il vaut mieux aller plus loin avec quelqu'un que nulle part avec tout le monde" Pierre Bourgault

28 juin 2013

Viking posthume 5 de 5 : Au bout de nous


Un jour, après avoir partagé mille plaisirs et tout autant de magie, le Viking et la Princesse se réveillent à la croisée des chemins. Bien que totalement différentes, leurs routes se sont rencontrées, improbable scénario, une faveur accordée par la vie, pourrait-on penser. Mais ce matin, c’est l’heure des choix. Lucides, ils reprendront chacun leur trajectoire conscients des efforts et sacrifices qui auraient été inévitables s’ils avaient décidé de suivre la trajectoire de l’autre ou encore de défricher eux même le reste de la route. Sans drame mais pourtant habités d’une tristesse infinie, ils se diront adieux et partiront sans se retourner.

Pendant un certain temps, la princesse cherchera ses repères. « Le Viking est parti pour toujours ce matin... Il continue sa route mais moi je sais plus où est la mienne... » murmurera-t-elle doucement en restant pourtant grande et forte.

Si habituée à se quitter pour mieux se retrouver, difficile à croire, cette fois-ci, que c’est terminé pour toujours. D’autant plus que chaque fois qu’elle a fait mine de s’en aller, la main du Viking s’est refermé fermement sur son poignet arguant qu’ils n’avaient pas terminés de partager de savoureux moments. Mais cette fois-ci c’est vraiment le plus loin qu’ils peuvent aller ensemble.

Tout n’est pas perdu. Loin de là. Reste les souvenirs, le courage, la douceur, les nouveaux projets, la capacité à vivre le moment présent, le bris du moule, l’espace, l’ouverture, l’authenticité, la patience. Plus concrètement : le goût de la campagne, du bois, la guitare, l’urgence de voyager, l’envie de pousser l’écriture et la musique. Clairement, ce bout de chemin en valait plus que la peine. Sûrement qu’une fois le vide estompé et les larmes taries, il ne restera que le positif. Lorsque le nuage sera passé, les rayons de soleil mettront en lumière les résultats de cette si belle transformation. Du moins, c’est ce que la princesse se répète en respirant doucement lorsque ses poumons se déchirent, que ses yeux s’embuent et que son coeur se serre.

C’est en se répétant qu’ils sauront toujours se retrouver s’ils le souhaitent vraiment qu’elle résiste à l’envie de rester sur place en espérant son retour et qu’elle décide d’avancer, un pas à la fois, sur cette magnifique route inconnue qui s’ouvre devant elle.

« On se déroute quand on se rencontre, sinon on ne fait que se croiser. » Boris Cyrulnik

27 juin 2013

Viking posthume 4 de 5 : Les retrouvailles


Plusieurs personnes mesurent leur compatibilité à la capacité qu’ils ont de passer du temps ensemble sans se lasser. Un autre critère mérite qu’on s’y attarde : la capacité à retrouver son chemin vers l’autre après chaque séparation. Certaines relations nécessitent un entretien quotidien, lorsque la vie impose une séparation, il y a un délai avant de se réapprivoiser, avant de retrouver ses repères et son aisance. C’est généralement ce à quoi on s’attend.

C’est donc normal d’être surpris quand on rencontre quelqu’un avec qui, chaque fois, la connexion est instantanée. Un être avec qui on retrouve instantanément son chemin peu importe le temps de séparation, les doutes et le silence. Au moment où ses yeux croisent les nôtres et où sa main nous effleure, on se retrouve comme par magie, à l’endroit où on s’était laissé. La conversation reprend, le quotidien s’installe, le désir monte. Les inquiétudes des jours/mois passées s’estompent et de fois en fois on se rappelle de plus en plus que malgré les absences, les retrouvailles sont toujours merveilleuses. C’est ainsi, qu’on construit doucement, notre confiance en cette relation qui s’enracine lentement mais surement. 

Ajout : fou comme un texte si lumineux peu nous rendre aussi triste une fois qu'on sait que les retrouvailles n'auront plus jamais lieu.

26 juin 2013

Viking posthume 3 de 5 : La sécurité


Un des bons côtés à partager son coeur, c’est de se sentir en sécurité. Une fois que le chevalier a retrouvé sa princesse dans sa tour, non seulement elle devient une reine mais elle acquiert aussi un sentiment de sécurité. D’abord à cause de la présence de son roi. Mais aussi parce qu’en protégeant sa reine, le roi  lui insuffle aussi le courage de se dépasser, de devenir plus forte. La reine en devenir se surprend donc, en l’absence de l’élu de son coeur, à braver de nouveaux dangers, à relever de nouveaux défis. Que ce soit de s’ouvrir et de créer des liens avec des inconnus, de lancer de nouveaux projets de vie sans filet ou simplement de recommencer à marcher en forêt ou d’ébouillanter des homards vivants pour la première fois.  Notre princesse en résidence sent le courage parcourir ses veines. S’il s’agit d’un cadeau transmis par l’énergie de son chevalier, l’effet bénéfique de la certitude que maintenant, avec lui, elle pourra toujours être vulnérable, y est pour beaucoup.

Ajout : ce qui est encore plus beau dans tout ça, c’est qu’une fois le chevalier reparti combattre ses dragons qui l’ont finalement rattrapé, la princesse sent toujours le courage l’habiter. Quel bel héritage!

25 juin 2013

Viking posthume 2 de 5 : Le désir


Il existe plusieurs sortes de désir. On est généralement familier avec le désir instantané, celui qui nait d’une étincelle, d’une image, d’une pensée et qui rapidement prend toute la place dans notre corps. Celui qui demande à être assouvi rapidement. Ce désir flamboyant nous transporte, nous fait perdre contact avec la réalité pendant un instant, nous transperce comme une flèche.

Mais on sous-estime le désir qui éclot lentement. Celui qui nait d’un regard discret, qui se fraie un chemin jusqu’au coeur et qui s’installe en douce, sans faire d’éclat. Comme un nuage de brume qui nous enveloppe lentement. On se réveille un matin et on réalise que chaque cellule de notre corps est habitée du désir de se coller sur l’autre. On ne sait pas depuis quand, mais on n'a aucun doute que c’est ancré profondément. Étonnement, l’urgence de répondre à notre envie n’est pas là. Les sensations qui nous habitent se suffisent à elles-mêmes, même si on sait très bien que la rencontre de nos corps sera délicieuse. On n’a qu’une idée : laisser exister le désir et savourer l’élan qui nous habite.

Lorsque la vie nous réunit enfin, au lieu de se jeter un sur l’autre pour assouvir ce désir qui nous brûle. On s’approche doucement, lentement. On se frôle, s’effleure, se caresse en savourant chaque seconde de ces extatiques sensations qui se succèdent. On se fond l’un dans l’autre en souhaitant que cet état de désir existe indéfiniment. Et on nourrit ainsi ce désir plus discret, mais tellement plus profond qui pourra exister jusqu’à la prochaine fois.

24 juin 2013

Viking posthume 1 de 5 : Le temps


Il est bien connu que  la vitesse du temps varie au fil des événements. La convention veut que le temps passe vite en bonne compagnie, quand on s’amuse.

Pourtant, il arrive qu’en certains lieux, le temps passe lentement même si on est bien entourée et même si on a beaucoup de plaisir. Un peu comme si la capacité d’être dans le moment présent se multipliait et offrait la possibilité de vivre tout ce qu’il y avait à vivre. Ces lieux sont rares et précieux.

C’est dans un de ces lieux que j’affectionne particulièrement que j’ai réalisé que j’avais eu la chance de croiser la route d’un être qui avait les mêmes pouvoirs. Que les moments volés à la course effrénée qu’est ma vie, s’étiraient quand j’étais avec lui. Qu’on avait le temps de tout se dire ce qu’il y avait à dire et de faire tout ce qu’on avait envie, malgré la courte durée de ces séjours. Qu’au moment de son départ, bien que triste, j’étais comblée en j’avais fait le plein de sa présence, du moins assez pour me rendre à la prochaine fois. Peut-être était-ce lié aux grand espaces qu’il transportait partout avec lui ? À la chimie qui s’était installée en douce ? Dur à dire.

Enfin... jusqu’au séjour qui a précédé la fin de notre histoire. Cette fois là, on dirait que la vie nous a rattrapée. Le temps a filé et le moment du départ est venu nous bousculer. Est-ce que c’était le signe que nous étions arrivés au bout du chemin ou est-ce que ce changement de rythme est venu précipiter la fin ? On ne le saura jamais. Mais le vide actuel semble aussi élastique que l’était le temps en sa compagnie.

9 juin 2013

La confiance


Dans toute relation vient un jour où on doit faire confiance. Peu importe la forme de relation, l’entente conclue, le passé et le futur envisagé. D’abord, qu’on fasse confiance ou pas, ne changera rien à la suite de la relation. En fait, ça ne changera rien au risque que la personne qu’on aime (ou qu’on fréquente légèrement, c’est selon) s’enfarge dans les bras d’une autre personne. Si le manque de confiance a quelque chose à changer, c’est sur notre degré de confort. Plus on est jaloux, plus on se laisser hanter par la possibilité d’être remplacée, plus on est anxieux. L’énergie qu’on met à inventer des scénarios improbables et catastrophiques, nous gruge et nous limite dans notre capacité à s’investir positivement dans cette histoire.

Du coup, si on a véritablement envie que cette histoire grandisse, on n’a qu’une option : Apprendre à faire confiance, à l’autre, au lien qui se tisse et à nous, majoritairement à nous. C’est la fin des phrases lancées faussement nonchalamment, des blagues de territoire et des questions qui se veulent légères et anodines. On remplace toute cette superficialité par des dévoilements authentiques et par des souhaits clairs. On peut ensuite ouvrir grand les bras et sauter les yeux fermés. Et respirer, surtout, beaucoup respirer.

6 juin 2013

La transformation


Il existe plusieurs façons de concevoir les relations amoureuses. La plus connue consiste à trouver quelqu’un qui a les mêmes intérêts que nous et avec qui il sera possible de partager un quotidien commun. Or, il arrive que certaines rencontres viennent remettre en question cette façon de voir. Lorsqu’on rencontre un être extraordinaire qui nous fait vibrer mais qui ne cadre pas dans le plan qu’on avait fait, ou dans notre vie actuelle, il faut faire un choix. Certaines personnes choisissent de poursuivre leur route en se disant qu’il est inutile de tenter de changer quelqu’un. D’autres plus téméraires ou têtues, c’est selon, s’acharnent à faire entrer cette personne dans la case prévue à cet effet.

Quelques-uns d’entre nous, habités par un secret désir de se transformer choisissent plutôt d’ouvrir leur coeur, de fermer les yeux et de se laisser entrainer par ce cadeau imprévu. Du coup l’amour n’est plus l’occasion de trouver quelqu’un qui peut nous apporter un certain mode de vie, mais plutôt l’opportunité de vivre à deux des expériences déroutantes et enrichissantes qui nous rapprochent toujours un peu plus de qui nous sommes véritablement.

20 février 2013

Le moule

C'est l'histoire d'une princesse qui rencontre un Viking.

Avant cette rencontre, la princesse vivait avec une sensation d'inconfort plus ou moins forte selon les époques, mais continuait de poursuivre des objectifs d'excellence et de conformité.

Lorsqu'elle aperçu cet homme étrange, elle se senti étonnement attirée. Sa légèrté, sa façon de vivre librement et sa capacité de prendre les choses une à la fois la fascinaient mais amplifiaient l'inconfort avec lequel elle avait appris à vivre. Au fil du temps, le lien entre eux continua de se tisser. Peu importe les états d'âmes de la princesse ou les aléas de la vie, le lien grandissait.

Les Vikings étant ce qu'ils sont, ce qui devait arriver arriva. Il partit pour un long voyage. Laissant la princesse entre l'extase de ce lien si bon et l'impression de perdre ses repères. La princesse tomba gravement malade et dû s'arrêter pour se reposer. Elle profita de ce congé forcé et de l'espace imposé par l'absence de son bien-aimé pour respirer et observer ses mouvements intérieurs. C'est alors qu'elle comprit. Le mal-être, l'inconfort qui la poursuivait depuis si longtemps, était le résultat de son obstination à répondre à ce  qu'elle croyait qu'on attendait d'elle, à ses tentatives répétées de se conformer à un mode de vie trop contraignant, alors que tout comme lui, elle avait un immense besoin d'espace et de liberté.

Au moment où cette histoire s'écrit,  impossible de savoir si à la fin de son périple le Viking reviendra vers La Belle et s'ils vivront heureux. Mais une chose est certaine, plus jamais cette princesse acceptera de se contorsionner pour entrer dans un moule trop étroit et qui ne lui ressemble pas.

-La fin-

30 janvier 2013

Sur papier


Dans le coin gauche le Viking, dans le coin droit, le Penseur.

Le Viking : technicien, pantalon d’armée et chandail de loup, fan de métal, passionné de pêche, barbe d’un nombre incalculable de jours, coupe de cheveux informe.

Le Penseur : Étudiant au doctorat en psychologie, auteur d’un magnifique texte sur les liens entre l’attachement et la sexualité adulte, grand, soigné, doux, intérêt pour les arts du cirque, passionné des approches thérapeutiques et de communication.

Le Penseur
Bilan :
Discussions intellectuelles sur les processus de changement, confidences sur les parcours respectifs. Discussions humanistes. Pas d’attirance physique. Pas particulièrement envie de se revoir mais, tsé, rationnellement c’est l’homme idéal. Aucune sensation physique lors de l’ultime câlin-de-départ-on est-à-la troisième-date-on-va-en-avoir-le-coeur-net. Se rendre à l’évidence.

Le Viking
Bilan :
Perplexité devant l’étendu des sujets de discussions. Émerveillement face à la simplicité du moment. Câlin de départ tout en retenu et en interrogations internes. Fébrilité. Appréhensions.  Hâte à la prochaine fois. Attirance grandissante. Envie de toucher. Envie de se rapprocher. L’impression d’être chez soi. Baiser passionné. Baisers passionnés. Nuit déroutante. Nuits déroutantes. Quotidien fascinant.

Clairement, sur un site de rencontre ou emmurée dans la rigidité d’une liste de critères superficiels, on serait passé à côté de quelque chose !

29 janvier 2013

La Beauté


On a tendance à considérer que quelqu’un est beau, si, au premier regard, son visage (et/ou son corps) a attiré notre attention et créé une impression positive. Cette beauté instantanée tapisse notre environnement visuel. Puisqu’on y est habitué et qu’on la recherche sans même s’en apercevoir, il ne faut pas s’étonner qu’on l’associe au désir et qu’elle le suscite rapidement et aisément.  On en vient même à penser qu’elle est nécessaire au désir et qu’en son absence, la sexualité est forcément moins intense.

C’est sans compter la beauté réelle. Celle qui existe dans les yeux de la personne qui regarde. (dixit Oscar Wilde) Alors que la beauté à laquelle on est habitué nous éblouit au premier coup d’oeil. Celle-ci peut demander plusieurs regards et exiger qu’on ouvre notre coeur et qu’on se laisse toucher. On peut être tenté de confondre le concept avec la beauté intérieure. Si la racine de la vraie beauté nait de la beauté intérieure, elle s’incarne physiquement, dans le regard, les traits du visage, dans la posture, la démarche, la façon d’enfiler un manteau etc.

Le désir qu’elle fait naitre est d'une profondeur époustoufflante, d'une plénitude surprenante, puisqu’il prend naissance dans les racines de cette beauté si profonde.

Et c’est ainsi qu’on se surprend au détour d’une caresse à essayer d’ouvrir les yeux plus grands pour encore plus se délecter de cette beauté qu’on a pris le temps d’apprivoiser.

21 janvier 2013

Ne pleure pas


« Ne pleure pas » dit le Viking en la serrant contre lui.
Non, lui dit-elle, il y a quelque chose de beau dans ces larmes que je verse. C’est la première fois que je pleure sans colère, que je laisse  ma tristesse s’exprimer doucement sans me battre. Ces larmes qui mouillent ta poitrine en libérant la mienne, c’est mon coeur qui dégèle au contact de ta chaleur. Si tu savais comme j’ai hâte au printemps.

19 janvier 2013

Les grands espaces ( prise 2)


Certaines rencontres sont comme des voyages. Si on ne s'en aperçoit pas au début, lorsque le Viking se sent prêt à reprendre la route, on découvre qu’une partie de notre tristesse est liée au fait qu’en même temps que sa nouvelle aventure commence, la nôtre prend fin.

La réalité qui se transforme, la découverte d’une nouvelle culture, d’une nouvelle façon de voir la vie doublées du sentiment d’être chez soi. Le sentiment d’irréalité, les peurs qu’on affronte, les questions qui émergent. Le sens qu’on donne à sa vie qui évolue. L’espace qui s’étire plus grand que ce qu’on aura pensé possible. Autant d’exemples qui confirment que sans prendre l’avion, on a vécu tout un périple et qu’incontestablement on en ressort transformée.

Reste l’envie des voyages, l’envie de s’ouvrir au monde et la délicieuse sensation d’avoir enfin ouvert son coeur en plus de respirer plus profondément que jamais.

Difficile de dire si l’envie de connaître de nouvelles contrées sac au dos est plus attirante que de revisiter ces grands espaces, mais les minutes sont comptées avant de se lancer dans une ou l’autre des ces aventures. Et maintenant que les rêves semblent pouvoir se réaliser, le fantasme absolu est maintenant de partir sac au dos, accompagnée du Viking et de son immensité. 

13 août 2012

Je sais pas bon

À la seconde où vous vous êtes embrassés, vous auriez souhaité qu’il vous raconte en détail, chaque pensée vous concernant, qui a traversé son esprit, à partir du moment où il vous a aperçu. Vous auriez aussi voulu savoir, ce qu’il voulait, ce qu’il attendait de vous. Ce qui allait vous arriver.

Dans l’attente d’une rencontre subséquente,  vous avez scruté vos courriels. Frénétiquement, compulsivement, des milliers de fois par jour dans l’attente d’une déclaration claire. D’une explication minutieuse des sentiments et sensations qui vous reliaient un à l’autre. Ben tsé, s’il fallait que vous vous attachiez ?? Il vous plait déjà beaucoup. Vous avez peur de l’abandon. Une fille se protège.
Or, se pourrait-il, que dans ses mots, ce soit la confirmation de vos propres sentiments que vous attendiez ? Que le vertige que vous éprouvez ne soit pas du à l’ignorance de ce que ressent/souhaite cet homme. Que vous n’ayez aucune idée de ce que vous souhaitez et que dans un effort pour faire taire vos doutes vous projetiez vos questionnements sur lui ?
Et si vous essayiez d’assumer simplement l’incertitude ? Et si c’était correct de ne pas savoir. Et si la voie à suivre était simplement de prendre une rencontre à la fois, une journée à la fois, une respiration à la fois ? Et si on apprenait à écouter ce que son corps a à vous dire ? Et si on profitait de chaque journée avec ou sans message ? Et si on attendait la prochaine invitation pour simplement décider si on a envie d’y aller ? Si on a encore envie de l’embrasser ? Et si, pour faire changement, on se berçait dans le moment présent ?

Et si on acceptait de ne pas savoir ??

9 août 2012

Moment présent

Pour mon amie F... comme suite à notre discussion...


Fou comme on sent le besoin de caser les choses. Un mot pour chaque objet, un titre pour chaque personne. Même les nouvelles relations y passent. On en vient parfois presque, à faire signer un contrat au Nomade qui a à peine pointé le bout du nez dans notre vie. Pourtant, lors des premières rencontres, il est impossible de prévoir la suite. On peut réfléchir à ce qu’on veut, à ce qu’on ne veut pas, à nos limites. Mais ensuite, bien malin qui pourra prédire ce qui émergera d’une nouvelle rencontre.

Reste à se poser une question toute simple : « ai-je envie de m’approcher encore ». Plusieurs déclinaisons sont possibles : « ai-je envie de le revoir » « ai-je envie de le connaître plus ? » Mais au final, on revient à la même question : « ai-je envie de m’approcher ? » Bien sûr cela implique de s’ouvrir à l’inconnu, de prendre des risques. Le risque que l’autre personne ne soit pas au même endroit que nous, n’ait pas les mêmes attentes mais aussi le risque d’emprunter une autre trajectoire que celle prévue, le risque de se transformer au contact de l’autre. « L’amour nécessite qu’on prenne une chance » dit toujours ma belle amie E.

Si l’on décide de ne pas tout caser dès le début, si on prend notre courage à deux mains et qu’on accepte de prendre les rencontres une à une, une grande partie de la solution réside dans la capacité à habiter le moment présent, à ne pas se perdre en prédictions et en planifications. On peut alors savourer chaque seconde de chaque rencontre et observer quelle place prend naturellement cette nouvelle personne dans notre vie. On peut continuer d’apprécier notre vie « d’avant », celle qu’on a minutieusement crée et ainsi laisser doucement les choses se transformer sans sentir la panique nous envahir parce que les choses basculent du jour au lendemain.

Plus facile à dire qu’à faire ? Certainement ! S’ancrer dans le moment présent n’empêche pas d’avoir hâte au prochain moment présent partagé ni de souhaiter que dans son moment présent à lui, s’immisce l’idée de notre absence, l’envie de faire des pas vers ce nous malgré tout rêvé.

18 juillet 2012

Les grands espaces

Pour certaines personnes,  le monde comporte deux catégories. Une où on retrouve des êtres humains extraordinaires mais confrontant de par leur magnificence et une où on retrouve les gens plates et inintéressants. Inutile de préciser que les relations interpersonnelles sont un combat de tous les instants. Les relations amoureuses passionnées et déchirantes. Avec le temps et beaucoup d’introspection, il est possible de transformer ce rapport à l’autre et d’adoucir les interactions.


Quel étonnement quand même, de croiser la route d’un homme qui s’est construit avec les grands espaces au point de les transporter avec lui et de les offrir à quiconque s’approche de lui. Pas une distance froide et repoussante, un espace vaste et accueillant avec suffisamment d’espace pour être soi-même, totalement soi-même. On peut presque entendre le vent et sentir le fleuve si on écoute bien cette force tranquille. À l’intérieur de ce vaste territoire, on n’entend pas les pensées de l’autre, on ne sent pas sa vibration, on ne devine pas les émotions. Tout a le temps de se déposer lentement et doucement.

En se remémorant cette rencontre si agréable et apaisante, on se surprend à avoir hâte au prochain moment où on pourra exister à deux un peu, le temps d’apprendre à se connaître.