28 août 2014

Cet été-là


Être démesurément chanceuse et n’observer aucun signe de vieillissement jusqu’à cet été-là. Se vanter que vieillir ne fait pas peur mais savoir au fond de soi que c’est parce qu’on ne vieillit pas vraiment. Se sentir plus en forme que jamais. Et boum ! Remarquer tout d’un coup la texture de la peau qui a changé, les plis de cou épargnés lors d’un coup de soleil, les cheveux gris, les hanches qui coincent si on passe trop de jours (2 !) sans faire de sport, les rides. Tout en même temps !
Se demander si le plus difficile c’est de ne pas avoir le temps d’apprivoiser les changements ou que tout soit arrivé alors que l’homme qui nous chavire, celui avec qui on aurait voulu faire le reste du chemin, a un nombre significatif de printemps en moins.

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