Réfléchissant intensément depuis plus d’une semaine à un billet de Zen-Abelle,je ne peux m’empêcher de le paraphraser. La nuance évoquée tombe à point dans ma vie et change toute ma perspective.
Trouver un amoureux doit-il s’inscrire dans la liste des choses qu’on attend de la vie ? Partager son quotidien avec l’âme sœur est-il un objectif, une tâche à cocher sur la « to do list » ? En posant la question, la réponse émerge spontanément et me surprend. Une simple question et ma perspective se transforme.
Partager sa vie avec l’être aimé ne fait pas partie des buts à atteindre dans la vie. Réussir professionnellement, acheter une maison, un chalet, faire de la musique, danser, se dépasser : oui. « Réussir son couple » : non.
L’amoureux vient se placer à côté de nous sur notre route, il embellit les beaux moments, aide à supporter les plus difficiles, confronte, induit la transformation…, mais il n’est ni la route, ni le bout du chemin.
Dès lors, la pression est moindre sur l’homme qui partage notre vie. Cette vision permet d’introduire la légèreté et la douceur dans une relation puisque qu’elle n’a plus à porter tous nos rêves et aspirations Ma route est mienne, elle m’appartient. Il ne me rendra jamais heureuse, il participera à mon bonheur. Ce bonheur que je contribue à créer jours après jours en franchissant les étapes qui me séparent de la félicité, ce bonheur que j’entretien précieusement en prenant soin de moi, ce bonheur quotidien qu’il m’appartient de partager ou non.
« Je ne sais pas où va mon chemin, mais je marche mieux quand ma main serre la tienne. » Alfred de Musset
13 mai 2009
La route
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12 avril 2009
La sexualité des 0-6 ans
Ben voilà, ma vie se transforme, mon blog aussi. J'y diffuserai maitenant des informations sur des ateliers que j'anime et qui abordent différents aspects de la sexualité. Par la force des choses, je fais aussi ma "sortie du placard" en révélant ma véritable identité. Au plaisir de vous rencontrer lors de mes ateliers.
Premier événement :
L’Éducation sexuelle des enfants 0-6ans
Tout parent se pose des questions lorsque surviennent les premières manifestations de la sexualité de leur enfant. (Lors des changements de couche, à l’heure du bain, lors de jeux entre amis etc.) Qu’est-ce qui est un comportement « normal » ? Comment doit-on réagir ? Peut-on respecter nos limites tout en étant un bon guide pour notre enfant?
Cet atelier s’adresse aux parents qui souhaitent se questionner et s’outiller à ce sujet.
Il leur permettra :
-D’accueillir les premières manifestations sexuelles de leurs enfants
-De poser, dès le plus jeune âge, les bases d’une éducation sexuelle saine
-D’identifier leurs malaises, leurs limites face à la sexualité et leurs impacts
-De gérer leurs réactions et de mieux les comprendre
Par Geneviève Labelle, Sexologue
Cet atelier d’une durée d’environ 1h30 aura lieu le 25 avril à 13h
Au centre Mères et cie de la source en soi
1336 rue Beaubien est à Montréal
Le coût est de 30.00$ par personne et de 35.00$ par couple. Un minimum de 4 inscriptions est nécessaire pour que l’atelier ait lieu.
Pour inscription ou questions: 514-528-7765
gelabelle@yahoo.com
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1 avril 2009
Psychologie d'un coeur brisé
Je me suis déjà demandé s’il était possible que trop blessé, un cœur s’arrête définitivement d’aimer et que le corps, par solidarité, s’arrête de désirer.
J’affirmerais maintenant qu’il y a un nombre limite de blessures qu’un cœur peut supporter à l’intérieur d’une relation. Qu’une fois suffisamment blessé, l’amour perdure, alors que toute véritable relation devient impossible. Qu'au-delà d’un certain seuil de douleur, même la plus romantique et concrète des demandes en mariages, ne peut réparer cette cassure. Malgré l’envie toujours présente de se lier à cet autre cœur, le cœur brisé se voit dans l’obligation de faire son deuil, les multiples lacérations l’empêchant maintenant de faire confiance, de croire, de rêver à nouveau une issue heureuse. Le passé douloureux, trop lourd à porter, empêcherait le bonheur de prendre enfin son envol. La souffrance ancrée profondément dans les cellules cardiaques transformerait l’amoureuse parfaite en conjointe controlante, jalouse et insécure. Ce que le cœur ne peut se résoudre à accepter.
La résilience étant un concept parfois surprenant, reste à voir si une cour assidue et créative solidement ancrée sur des gestes concrets pourrait venir à bout de ce cœur tuméfié... Il faudrait que cet amour soit vraiment surnaturel...
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24 mars 2009
Et si c'était simple ?
Il existe des situations intenses et chargées qu’on aurait envie d’adoucir en clarifiant, en répétant, que nos attentes sont toutes simples ; qu’on voudrait simplement qu’il ne soit qu’à nous, qu’on voudrait se fréquenter doucement, simplement, pas nécessairement plus souvent. Il est des moments où on voudrait répéter que ce n’est pas nécessaire de déménager ensemble ou de faire un enfant, qu’on pourrait simplement regarder passer la vie et voir où elle mène, qu’on souhaite simplement se fréquenter, en secret s’il le faut. Il arrive qu’on ait envie de crier dire qu’on comprend mal cette hésitation.
Mais ça ne serait pas honnête, puisqu’on sait l’ampleur de ce qui nous lie et l’ardeur de nos tempéraments, qu’on sait qu’une fois libérés d’elle nous plongerions intensément dans notre histoire et que cette idée est suffisante pour terroriser le plus courageux des mortels.
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27 février 2009
Ouvrir les yeux
Vient un temps dans la vie, où on perd ses illusions, où plus justement on accepte de cesser de s’en créer. On cesse de garder les yeux fermés et de s’inventer une réalité de peur de ne pas avoir la force d’assumer ce qui s’offre à nous. On se retrouve alors à vivoter, à éviter les grandes aventures de peur de perdre son chemin. En restant dans l’obscurité, on ne se rend pas compte qu’on reste en place. En vivant les yeux fermés, on maintient l’illusion qu’on est en sécurité et que rien ne peut nous arriver. Exactement comme un enfant fait disparaître les monstres sous son lit. On s’évite des heurts et des peurs, mais on y perd en sensations et en satisfactions.
En ouvrant les yeux, on s’assure que tout peut arriver et qu’on ne manquera rien. On accepte de suivre la nouvelle route en ne perdant rien du paysage, on ouvre grand les yeux et on les fixe sur l’horizon.
Ce phénomène s’applique parfaitement lorsqu’on fait l’amour. On peut garder les yeux fermés et se concentrer sur ses sensations. On évite les visions dérangeantes, les positions déroutantes les stimulis extérieurs, les grimaces de plaisirs du partenaire, on crée notre propre souvenir acceptable.
On peut aussi ouvrir les yeux, le plus grand possible, et se délecter de la vision de ce magnifique amant, épier son corps qui se fond au notre, sa peau, ses tatouages, ses bras, ses épaules, ses fesses, chaque parcelle de lui, chaque mouvement… Ouvrir grand les yeux et observer nos interactions, l’arrimage parfait de deux hanches, d’un sein et d’une bouche… Ouvrir les yeux et prendre le risque de surprendre son regard et de se perdre dans ses yeux.
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16 février 2009
Laisser mourir
Laisser mourir un amour est douloureux surtout quand il est réciproque et qu’il regorge de toutes les promesses du monde. Il est étonnant de voir comment deux être humains qui se vouent un amour profond peuvent arriver à systématiquement détruire tout ce qu’il y a de beau entre eux
Ce qui est si douloureux ce n’est pas de vivre sans l’autre, c’est de réaliser qu’on a réussi à tout gâcher, qu’à coup de peurs et de tergiversations on a transformé cette délectable sensation en une horrible impression de fin du monde, que la confiance et l’intimité si délicieusement partagées ne pourront plus jamais exister.
Dès lors, laisser mourir cet amour devient la seule option. Il ne reste plus qu’à plonger au plus profond du désespoir en espérant qu’il mène à l’oubli.
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10 février 2009
Par où ça fait peur
Nouvellement adepte du Trapèze volant, je réalise que pour réussir les mouvements, il faut aller « par où ça fait peur ». D’abord, dès le départ, le réflexe de survie commande de se cramponner à la plate-forme alors qu’on doit sauter dans le vide. Il faut ensuite combattre le réflexe qui dicte de garder la tête en haut pour lever les pieds dans les airs et basculer la tête vers la bas…puis lâcher les mains et s’élancer dans les airs. Se déplier au lieu de se crisper. C’est la seule façon de réussir le mouvement, mais aussi de ne pas se blesser.
Plus on retient le corps, plus on l’empêche de se déployer, plus on risque de se blesser. C’est la même chose dans la vie, plus on se retient plus on se blesse et plus on se blesse plus on se retient… Plus on résiste à quelque chose plus la peine est grande. Selon Jacques Salomé « Les peurs sont les nids où se cachent les désirs ». Lorsque que quelque chose nous fait peur, il faut aller dans cette direction. La peur est un guide vers le dépassement de soi, vers la croissance, la transformation. Ce ne sont pas les peurs qu’il faut combattre, mais plutôt notre réflexe d’y résister. Lorsque terrorisé par un événement, une émotion ou une sensation, plus de questions à se poser, à hep on saisi la barre et on saute.
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